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Chers amis,
Lorsque je compare la photo de Daniel prise du site italien et la photo portée à notre connaissance par Osman, j'ai ma petite idée. J'aurais bien voulu voir ces deux chiens de la photo d'Osman de face aussi. En tout cas, je ne dis rien pout l'instant, je laisse le primeur (ou le piège, au choix !) à Daniel.
Je viens de constater que Daniel a déjà réagi. Les chiens de la photo d'Osman ressemblent (de dos en tout cas) au chiens au nord est de la Turquie. Osman me dira si je dis une bêtise...
Je ne connais pas d'activiste Ouïgour ou association pour l'indépendance du Turkestan oriental en France. Je pense qu'il en existe en Allemagne, en Turquie et dans les républiques turques du Turkestan. Je souligne que les Ouïgours sont des turcs qui sont les premiers à avoir quitté le mode de vie traditionnel nomade. Ils sont en outre, peut-être pour cette même raison, les moins guerriers du monde turc. A l'heure actuelle, les autorités chinoises sont en train de faire subir à cette population une assimilation à très grande échelle afin de faire disparaître définitivement la culture, la langue et l'identité Ouïgour. La langue turque est bannie dans les écoles, les noms de rues en ce moment sont remplacés par des noms chinois, avortement forcé de femmes turques, il y a déjà, comme précise bien Osman, plus de chinois que de turcs au Turkestan oriental. Pour plus d'information, il suffit de naviguer sur le web.
J'ai enfin pu photographier les pattes de trois grands chiens. C'était tout un festival pour ma Bozay. Une fois de plus, je me suis rendu compte que qu'elle n'était vraiment pas conforme au standard européen !
Dans l'ordre :
1) Bozay (karabash)
2) Pamuk (bouvier bernois)
3) Berchen (hovawart)
4) Et en fin, la gueule que faisait Bozay lors du tournage !
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Amicalement.
Selim
Tu touches un point très délicat Daniel.
Je pense que les Chinois appliquent la même politique au Tibet et au Turkestan oriental, pays historique des Ouïgours.
En occident, l'oppression des uns fait recette et celle des autres n'en fait pas.
Qui parle de l'Irak ou de la Tchétchénie aujourd'hui, deux pays sous occupation ?
Il y a certainement des chiens en Tchétchénie pour l'étude que nous espérons faire aboutir mais y aller n'est probablement pas moins risqué qu'une escapade en Chine.
Quant à l'Irak, même s'il y avait des chiens qui vous intéressaient, vous ne pouvez même pas songer à y aller.
Amicalement.
Selim
Bonsoir tout le monde.
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pourquoi pas répondre à Orhan en Anglais, du moins ceux qui le peuvent. Les textes les plus importants, nous pouvons les traduire à tour de rôle.
A bientôt.
Selim
Chers amis,
Je commence par la traduction du texte de Orhan YILMAZ.
Bonjour,
A la suite d'une longue interruption, nous voila de nouveau ensemble.
Même si je ne peux pas écrire sur le forum, je fais une visite quotidienne afin de suivre ce qui est écrit et voir les photos. En fait, le forum du site www.karabash.eu est plus important pour nous que le forum du site www.turkkarabas.com . Le Karabash est de toute façon connu en Turquie. Nous souhaitons vivement qu'il soit connu partout tel qu'il l'est, particulièrement en Europe et aux Etats Unis, parce que le commerce de ce chien concerne principalement ces pays. C'est votre site qui assume cette responsabilité en France.
Je suis, en général, au courant de ce qui s'écrit sur ce site par l'intermédiaire de Selim. S'ils ne voient pas d'inconvénient, j'ai une demande à formuler à Daniel et à Gilles. Ce que Daniel a écrit sur le dogue du Tibet et ce que Gilles a écrit sur sa vision de Karabash depuis Natalka m'intéressent. Je souhaiterais publier ces textes sur le forum turc. Cela évidement ne peut se faire qu'après la traduction sommaire ("sommaire" ?, il a de l'humour Orhan) de Selim qui, du coup, auras un peu de travail ("un peu" ?, son sens de l'humour est visiblement inébranlable). Il est très important que ces points de vues soient connus par les membres de notre forum turc.
Amicalement.
Orhan YILMAZ
Je constate que je suis très en retard pour la réponse à beaucoup de questions que vous avez posé. Je note tout, je compte donc y revenir, même si je ne saurais peut-être pas capable de répondre à toutes les questions que vous avez soulevées.
L'idée de Daniel de se retrouver un jour tous ensemble est, à mon avis, une excellente idée. Toutes les propositions sur ce sujet sont les bienvenues.
Mon épouse et moi avons passé ce weekend avec Djihle dans son "campement" au sud de l'Ardèche. Nous avons été accueilli chaleureusement par lui et par son amie comme si nous étions des amis depuis fort longtemps. Je vous assure que le sujet principal de la soirée ne tournait pas autour de la haute couture...
Il m'a dit qu'il avait écrit à des associations écologistes pour la protection des prédateurs en France pour leur proposer gratuitement des Karabash.
Il n'a reçu aucune réponse.
Dans ces conditions, ma conclusion est simple.
Régler le problème de prédateurs en France reviendrait, de fait, à entériner la disparition des associations écologistes faute de subventions.
A bientôt.
Selim
Chers amis,
Je sors à l'instant et je serai de retour demain soir.
Je compte donc traduire le message de Orhan dès
le début de la semaine prochaine.
Amicalement.
Selim
Salut les amis.
Non Osman, je ne connais aucun éleveur français qui a fait une recherche sérieuse et approfondie sur le Karabash, ni sur les autres chiens de protection de Turquie. C'est peut-être mieux ainsi. Sans que son intégrité, son honnêteté soient mises en cause, je ne suis pas sûr qu'un éleveur soit la bonne personne pour ce genre d'étude. La "cynophilie moderne" qui doit tenir compte à la fois du standard et de l'effet de monde qui façonne la demande, ne fait pas forcément bon ménage avec ce que peut faire découvrir la recherche.
Le "berger d'Anatolie" en est l'exemple parmi bien d'autres.
Mais "c'est officiel", nous voila rassurés.
La "race" est officialisée par qui ?
Par les éleveurs eux-mêmes, à ma connaissance en tout cas.
Voila pourquoi je persiste à croire qu'on ne peut pas être à la fois juge et partie civile.
Pour ce qui concerne l'exposition canine qui a eu lieu récemment à Ankara, tu sais bien Osman, la cynophilie officielle turque est gérée par des marchants de chiens, quasiment tous issus du combat de chiens. Ces dernier temps, ils ont considérablement levé le pieds, espoir d'adhérer à la FCI oblige. Avec la reconnaissance de la FCI, ils estiment pouvoir gagner plus que ce qu'ils gagnent avec l'organisation de combats de chiens. Quelques uns sont encore plus intelligents que cela, ils sous traitent le combat de chiens. Ce sont ces gens là qui sont, aujourd'hui, les interlocuteurs turcs des instances occidentales en matière de cynophilie. Ce n'est pas à moi d'aller plus loin. Si les instances occidentales décident de faire une sérieuse enquête, ils vont tout découvrir eux-mêmes.
Le kangal est déjà un chien plus ou moins métissé dans la discrétion. Quant au malakli (appelé aussi mastiff turc), il s'agit d'un chien plutôt plus métissé que moins, qu'ils ont quelques difficultés à faire passer pour un kangal. Pas de panique. On invente une nouvelle "race" et le tour est joué. Si vous pensez qu'ils se sont arrêtés là, c'est mal les connaitre. Pour faire encore plus vrai, ils lui ont collé une histoire, une origine à ce pauvre chien métissé et très hétérogène. Comme le Karabash, originaire de la Mésopotamie n'a pas convaincu beaucoup de monde, maintenant c'est le malakli (mastiff turc) qui est originaire de la Mésopotamie. Ils prétendent que ces pauvres chiens sont les descendants des molosses de guerre que l'on retrouvent sur les reliefs assyriens découverts dans la ville de Ninova, aujourd'hui en Irak.
Cela veut dire que ces chiens existent en Turquie depuis au moins la fin des assyriens, c'est-à-dire depuis au moins 2600 ans!
Et au bout de 2600 ans, on vient de les découvrir!
Ils existaient donc depuis 2600 ans mais personne ne le savait!
Ces dirigeants de la cynophilie turque se sentent si forts qu'ils ne craignent même pas le ridicule.
Pour qu'un chien traverse une si longue période de l'histoire, il faut que le travail qu'il sait faire soit indispensable à l'homme.
A quoi servait ce chien depuis au moins 2600 ans ?
Bienvenue parmi nous Scoubidou. Je sens déjà que grâce à vous, nous allons pouvoir relever davantage le niveau technique et pourquoi pas convivial de notre forum. Je vais essayer de photographier le dessous des pieds de Bozay et celui de trois autres races actuellement chez moi, afin de pouvoir les comparer.
Je sais, il y a plein d'autres questions restées sans réponse. Quelques unes méritent une certaine recherche. La suite au prochain numéro.
Amicalement.
Selim
Digression ?
Quelle digression Daniel ?
Des illères, je pense que nous n'en sommes pas accros.
De toute façon, je considère que tu as autant de droit (et de devoir) que moi sur ce forum. Je met Osman et Djihle à la même enseigne.
Nous sommes une bande de copains libres de toutes pensées stéréotypées.
Ne changes surtout pas.
Selim
Bonjour les amis,
Je suis heureux de constater que notre "petit" forum prend inexorablement de l'ampleur tout en préservant un niveau cynophile que je trouve formidable, sans jamais tomber dans le piège "intellectuel". Ceci est grâce à vous les gars (Daniel, Osman et Djihle). Je vous en remercie.
Orhan YILMAZ est rentré il y a 3 jours. Je lui ai transmis, Daniel, ta solidarité, ton amitié. Je lui ai aussi posé tes questions sur la génétique, il me répondra.
Une vingtaine de poils de brossage (on en a souvent beaucoup plus) suffit pour la recherche génétique. C'est en fait très difficile de réunir la quantité nécessaire d'échantillons, du Tibet jusqu'au Portugal, pour que l'étude soit crédible. C'est pour cela que nous demandons à tous les amis de faire ce qu'ils peuvent pour obtenir des échantillons dans les expositions canines, chez les amis etc. Il suffit de tirer un peu sur la peau du chien où il y a des poils en abondance, vous en aurez plein les doigts sans faire de mal au chien.
Le Régional d'Elevage du berger d'Anatolie aura lieu le 07/10/2007 à la salle Jean Jardel, Foirail, 46700 DURAVEL.
10h Entrée de chiens
11h Début des jugements Mme LAFAY
Tan à la suite des jugements.
To confirmer or not to confirmer ?
Lorsque Osman dit que faire confirmer Duman, (c'est le type de Karabash athlétique que j'aime particulèrement) reviendrait à renforcer la position du "berger d'Anatolie", a-t-il tort ?
Lorsque Daniel et Djihle pensent qu'il serait dommage de ne pas profiter de Duman sur le plan génétique pour améliorer la qualité du cheptel en France, ont-ils torts ?
En fait, les arguments des uns sont aussi valables et légitimes que ceux des autres. Vous avez tous raison.
D'accord mais que faire alors ?
Sommes nous toujours obligés de suivre les instances cynophiles "officielles" qui nous tiennent par la barbichette ?
Avez vous déjà essayé de leur faire admettre des évidences, preuves à l'appui ?
Dès qu'ils sont à court d'argument, ils vous sortent leur arme la plus redoutable et vous répondent "c'est comme ça, parce que c'est officiel". J'ai l'impression que ces instances sont hermétiques au savoir et à la raison.
Qu'est qu'ils en savent sur les chiens en Turquie ?
Quelles sont les études qu'ils ont mené sur le terrain ?
Quelles sont les recherches scientifiques, sociologiques, géographiques et historiques qu'ils ont effectué en collaboration avec des universitaires, des bergers, des nomades éleveurs de moutons en Turquie ?
N'est-il pas possible de laisser tomber l'élection de Miss "le plus beau berger d'Anatolie" sur le tapis rouge et d'envisager en France une autre voie, cette fois-ci axée sur la véritable nature du Karabash ?
Entre le Karabash illégal, protecteur du troupeaux et le "berger d'Anatolie" légal, champion de beauté, un moment donné, il faut faire un choix et depuis fort longtemps, j'ai fait le mien.
On dirait que le "berger d'Anatolie" en Occident et le "kangal" en Turquie, c'est le même combat.
Il y a un proverbe en turc. "Un fou jette un caillou dans un puit, quarante savants ne parviennent pas à le sortir."
J'aurais personnellement fait reproduire Duman sans papiers, même si la vie d'un "sans papiers" ces temps-ci en France n'est pas des plus enviable.
Je sais, je m'emballe encore une fois, il faut m'arrêter...
Je pense qu'Osman pointe du doigt un paradoxe de taille au sujet des qualités et des défauts d'un Karabash. Entre le monde occidental et la Turquie, une "qualité" chez les uns peut devenir un "défaut" chez les autres. Pour un Karabash destiné à son travail traditionnel, je pense que la méthode turque, éprouvée depuis fort longtenps est mieux adaptée. Par contre, si notre Karabash est destiné à la garde et/ou à la compagnie, un minimum d'obéissance s'impose. Dans ce cas, non seulement il faut donner le poids qui s'impose à la méthode occidentale, il faut aussi savoir sélectionner le chiot qui aura plus de chance de réussir de ce qu'on attend de lui.
Salut Djihle. Tu sais certainement que le Karabash est le chien d'un peuple nomade, un peu comme toi. Il ne faut pas s'étonner que tes chiens se plaisent de la vie qui les entoure. Lorsqu'on ajoute à ce tableau déjà quasi idylique, le temps que tu leur consacres, tu dois faire partie d'une petite poignée d'éleveur en France (et certainement ailleurs) auprès duquel les chiens ne sont pas psychologiquement perturbés. Chez toi, ils ne passent pas 20 heures par jour dans des box. Ils sont avec toi et heureux. C'est la condition sine qua non d'obtenir des chiens équilibrés qui, plus tard, ne seront ni problématiques, encore moins dangereux, tout en assumant à merveille le travail qu'on leurs demande.
Quant à tes "petites" observations que tu "inventes", non seulement c'est la cynophilie même, du moins ce qu'elle devrait l'être, mais en plus et surtout, c'est la sagesse même.
Amicalement.
Selim
Salut les amis du Karabash et des autres chiens tout court.
Bonjour Daniel. comme tu dis, pour une race rare en France, nous avons écrit pas mal de choses. Nous avons même eu la clairvoyance de déborder le seul cadre du Karabash et avons aussi traité les chiens de l'Asie Centrale, du Tibet et d'autres chiens. Rester borné à un seul chien serait trop peu enrichissant, d'autant plus que prétendre rechercher l'origine des chiens nécessite obligatoirement l'étude de l'ensemble. C'est en tout cas ce que je pense. Je suis heureux de constater que nous avons tous uvré dans ce sens sans même se concerter.
Tu me pose 2 questions bien précises.
Est-ce que les Karabash, issus des élevages français pourraient convenir pour remplir, comme il se doit, la fonction de protection ?
Tu as quasiment répondu toi-même à la question. Il est évident que le meilleur choix est de rechercher des chiots issus des parents et ascendants qui travaillent sur troupeaux de préférence en Turquie. Je dis bien en Turquie parce que c'est sur le plateau central et dans les montagnes autour, qu'il y plus de loup et d'autres prédateurs. Ces chiens n'ont pas le temps de chômer, leur instinct de protection reste vif en permanence. Le chiot obtenu dans ce milieu est certes le meilleur choix qu'on puisse imaginer.
Mais je préfère nuancer un peu les choses. Un chiot dont les ancêtres ne travaillent plus depuis seulement deux ou trois génération doit garder dans ses gênes la quasi totalité de son aptitude de protection sur troupeau. Il y a une différence entre un chien de protection de troupeau qui n'exerce plus sa fonction traditionnelle depuis seulement quelques générations et un autre chien qui, lui, n'exerce plus cette même fonction depuis plus d'un siècle. C'est pour cette raison, à mon avis, que le Patou a peut-être besoin d'un "moniteur" comme tu dis, dans l'unique but de raccourcir ce (ré)apprentissage associé à une sélection, je lâche le mot, impitoyable. C'est de cette façon là que l'on peut raisonnablement espérer retrouver le Patou d'antan qui serait un chien bien adapté à son milieu, c'est-à-dire la campagne et la montagne françaises.
Je dois souligner un autre problème de Karabash issus d'élevages étrangers. Si les géniteurs importés des Karabash nés en France n'ont pas été sélectionnés avec la rigueur qui s'impose, la qualité du cheptel aujourd'hui est ce qu'il est. C'est le problème principal en France et souvent ailleurs. Lorsque le bon vieux Karabash est devenu "Kangal à la mode", beaucoup de chiens ont été importés en Occident. Cette importation massive n'était absolument pas axée sur une sélection de sujets parmi les chiens les plus efficaces sur la protection de troupeaux. On voulait une nouvelle race de beaux chiens à reproduire et à vendre. Là aussi je nuance mes propos. Comme la majorité des chiens "sélectionnés" pour l'importation était effectuée au sein d'une population canine dont la grande majorités de sujets était obligatoirement issu de parents qui travaillaient sur troupeaux, une forte aptitude à la protection a aussi été importée sans que cela ne soit le but recherché. Dont acte.
L'interdiction par la Turquie d'exporter ces chiens pose un véritable problème d'assainissement du cheptel en Occident. Personnellement, je comprends cette interdiction mais ne l'approuve pas, étant de nature un peu allergique aux interdictions. Il faut souhaiter que les raisons de cette interdiction seront caduques le plus tôt possible.
Pour ce qui concerne le principe de recherche génétique à partir de prélèvement ADN, alors là Daniel, tu me pose une question sur un sujet que je ne maîtrise absolument pas du tout. La réponse à ta question m'intéresse autant que toi. Je compte donc poser cette question à Orhan YILMAZ très prochainement.
Justement, je voudrais parler un peu de Orhan YILMAZ. Osman a parlé des problèmes qu'il a rencontré dernièrement sans dire lesquels. Orhan Yilmaz est parti en voyage pour suivre le programme qu'il s'était fixé, à savoir, une visite de recherche cynophile au coeur même du Tibet, en République Autonome Ouïgoure de Xinjiang (Turkestan Orientale), en Mongolie, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Ouzbékistan et au Turkménistan. Il comptait commencer sa recherche sur les chiens au Tibet et au pays des Ouïgours, tous deux provinces de la République Populaire de Chine. Il a donc pris un billet d'avion pour la Chine.
La suite de l'histoire est déplorable. Avant son arrivée à l'aéroport, il a été lâchement dénoncé (je pèse mes mots) à la police chinoise, très certainement par le triste milieu maffieux de combat et de commerce de chien dont les travaux scientifiques de Orhan YILMAZ gênaient au plus haut point. Bilan ? Une accusation d'intelligence pour le compte d'un autre pays (sous entendu la Turquie) afin de préparer un soulèvement du peuple Ouïgour, un peuple turc, contre la tutelle chinoise. Il a aussitôt été arrêté à sa descente d'avion. Il a passé six jours dans une prison militaire, a perdu 5 kilos, c'est peut-être le seul point positif (un peu d'humour noir), puis au terme de 6 jours, il a encore été pendant quelques jours "retenu" à l'hotel avec obligation de se présenter au commissariat de police le matin et le soir. Bien évidemment, aucune charge contre lui n'a pu être retenue et à l'heure où je vous parle, il est libre (certainement sous la discrète surveillance de la police chinoise.)
Le docteur Orhan YILMAZ a incontestablement en face de lui une bande maffieuse organisée qui ne connait pas de limites dans ses agissements crapuleux pour préserver ses intérêts. Et j'insiste, c'est ce même milieu qui est l'interlocuteur des instances cynophiles occidentales, qui ne connaissent probablement pas la véritable identité de leurs "homologues" turcs. Voila un homme qui veut faire de la recherche, on l'en empêche et de quelle manière...Sur ces terres dans lesquelles la bassesse cohabite avec l'extraordinaire, apparemment rien n'a changé depuis l'empire byzantin.
Comme nous ne comptons absolument pas baisser les bras, je te demanderais à toi Daniel et à tous ceux qui ont cette opportunité, de prélever des échantillons de poils de chiens de protection, pour le compte d'un programme d'étude génétique sur la parenté entre les chiens de protection de troupeaux depuis le Tibet et l'Asie Centrale jusqu'au Portugal, de les mettre dans une enveloppe et d'indiquer sur celle-ci, le lieu, la race, le sexe et l'âge du chien. Les chiens qui nous intéressent sont bien entendu les races de protection de troupeaux et aussi les chiens métissés qui travaillent sur troupeaux. Ainsi, vous nous rendrez un inestimable service. Une telle étude prendra du temps, je m'engage à publier les résultats obtenus.
Amicalement.
Selim
Salut Djihle, alias Karabashmaniac, l'instigateur terrible DE LA FORET DES 4 SEIGNEURS.
Je te souhaite la bienvenue sur notre site, je dis bien notre site car il est aussi à toi maintenant.
J'espère que tu as déjà commencé la lecture du site et du forum pour savoir ce que nous avons fait jusqu'à maintenant.
Annick compte créer un lien sur ton site ce soir même.
A très bientôt.
Selim
Bonjour à tous les amis du Karabash.
Durant les 8 jours que j'ai passé dans le Mercantour début Juillet,
1) Je n'ai pas rencontré un seul berger satisfait de ses Patous
2) Je n'ai pas rencontré d'autres chiens que des Patous ou des croisés, probablement issus de Patous.
3) Lors de mes consultations des associations écologistes sur le web, je n'en ai pas vu une seule qui proposait un autre chien que le Patou.
N'y a-t-il pas un problème de simple bon sens.
On a l'impression que si les associations écologistes voulaient délibérément se faire discréditer, ils n'auraient pas agit autrement. On dirait une bande de citadins, en mal de contexte pastoral, qui s'embourbe sur un terrain qu'il ne connait pas. Quelques uns frôlent le ridicule avec des approches "intellectuelles". C'est mon avis personnel, donc à prendre avec les précautions qui s'imposent. La solution en tout cas de la cohabitation des prédateurs et des troupeaux ne peut être décrétée par des associations qui, raisonnablement, n'ont pas leur place dans ce contexte. Cette solution doit provenir d'acteurs de ce milieu qui sont à la fois soucieux d'une part de la nécessité de l'activité économique pastorale ancestrale et d'autre part du respect, de la sauvegarde et du rétablissement de la faune sauvage, propriétaire légitime de la nature.
La nature n'est le jardin privatif de personne.
Il y a des bergers qui ne veulent pas de chiens de protection pour la simple raison que l'acceptation d'employer des chiens impliquerait la reconnaissance de la présence des prédateurs. Pour d'autres, la prime perçue pour chaque mouton tué est peut-être plus intéressante que la protection de celui-ci. Le problème est complexe.
Pour ce qui concerne la cohabitation avec les randonneurs, les chiens de protection PEUVENT présenter un danger plus ou moins sérieux en fonction de la nature des rencontres et de la personnalité des chiens. Le mode de vie à la campagne française ou occidentale ne ressemble pas à celui du haut plateau d'Anatolie ou d'Asie Centrale. En Europe, il y a des randonneurs et leur droit à se déplacer à pied, sans que leur intégrité physique ne soit menacée (heureusement), ne doit en aucun cas être discuté.
Que faire alors ?
Orhan YILMAZ a toujours été la cible des éleveurs qui produisent en fonction de la mode en vigueur et des milieux maffieux producteurs et/ou organisateurs de combats de chiens. C'est malheureusement surtout ces milieux qui ont un pouvoir financier considérable dans la cynophilie turque. Et tenez vous bien, c'est principalement ces milieux là qui représentent la cynophilie turque auprès des instances occidentales. Ces derniers temps, quelques uns de ces "représentants", dont le passés est bien chargé dans le combat de chiens s'octroient une nouvelle virginité en faisant des déclarations publiques condamnant les combats de chiens pour que leur demande de candidature au sein de la FCI soit validée. Avec le label FCI, ils comptent gagner bien mieux leur vie, tout en "sous-traitant" le marché du combats de chiens. Et comme les responsables de la cynophilie occidentale ne connaissent absolument rien de ce qui se passe sur le terrain en Turquie, ils traitent, sans le savoir (je l'espère en tout cas), avec des personnes très peu recommandables. Aujourd'hui, je pense que la majorité des éleveurs turcs les plus connues en Turquie et en Europe sont tous issus du combats de chiens. Quelques uns commencent à lever le pied, non pas par amour de la gent canine mais pour paraitre politiquement correct afin d'espérer des retombés de la future collaboration avec l'Europe sous le parapluie de la FCI. D'autres continuent leur sale besogne comme si de rien n'était.
Une petite enquête sur place permettrait facilement de confirmer mes dires.
Je termine en précisant que, avec la contribution de notre site www.turkkarabas.com , de plus en plus de personnes commencent à admettre que le Kangal et le Karabash sont de moins en moins le même chien.
Notre seul souci se résume en la sauvegarde du Karabash tel qu'il est et tel qu'il a toujours été.
Amicalement.
Selim
Bonjour à tous les amis du Karabash.
Début Juillet (2007) a eu lieu le Festival annuel de Kangal. Je vous rappelle que Kangal est aussi une sous-préfecture dans le département de Sivas. Contrairement aux éditions précédentes, il y a eu une "nouveauté", concoctée par une poignée d'organisateurs qui semblaient beaucoup plus préoccupés par leur porte-monnaie que par le devenir des traditions pastorales millénaires d'un peuple. En dépit du bon sens élémentaire, ces "organisateurs" ont décrété deux catégories de chiens pour la compétition.
1) Les chiens de protection de troupeaux
2) Les chiens de garde
Le problème, c'est que le bât blesse au niveau des critères de répartition des chiens dans ces deux catégories.
Je continue si vous êtes bien assis.
Tous les chiens dont les propriétaires vivent dans la sous-préfecture de Kangal sont destinés à concourir dans la catégorie de chiens de protection de troupeaux et tous les autres, même ceux qui viennent de quelques kilomètres de Kangal, sont destinés à concourir dans la catégorie des chiens de garde.
Chacun sait que le peuple turc, c'est d'abord le peuple nomade de l'élevage extensif des grandes steppes du Turkestan jusqu'à l'Anatolie, elle-même toute petite partie de cette immensité et la sous-préfecture de Kangal elle-même négligeable par rapport à l'étendu du plateau centrale Anatolien.
C'est comme si quelques illuminés de St. Emilion ou de Gevrey Chambertin ou de Chinons proclamaient qu'il n'y a de vin que chez eux et que partout ailleurs en France, on ne trouve que du jus de raisin alcoolisé.
Ces "organisateurs qui ont plutôt une éponge à la place du cerveau (je présente toutes mes excuses, d'habitude, je ne dérape pas si facilement) ont tout simplement essayé de s'approprier l'histoire d'un peuple tout entier. La Turquie est un drôle de pays qui ne ressemble qu'à elle même. Vous pouvez trouver des choses extraordinaires qui cohabitent avec une médiocrité indescriptible, des gens exceptionnels qui cohabitent avec des imbéciles (je dérape encore) que vous pouvez rencontrer nulle part ailleurs au monde.
Que ne fait-on pas pour gagner du pognon !
A très bientôt.
Selim
Chers amis,
La nuit porte conseil.
Dans mon article d'hier, j'aurais dû aussi ajouter la précision suivante.
Avec la regression des espaces naturels de pâturages, avec la diminution du nombre de troupeaux, avec le commerce de chiens depuis une trentaine d'années, le tableau que j'ai esquissé risque, à moyen terme, de ne plus refleter la réalité.
Amicalement.
Selim
Bonjour à tous les amis du Karabash.
A partir d'aujourd'hui, je vais essayer, dans le désordre, de dire quelques mots au sujet des questions qui sont restées sans réponse depuis déjà un moment.
A mon avis, une des raisons, grâce à laquelle, le Karabash a pu traverser l'histoire pour arriver intact dans toute sa fonctionnalité était la méthode de sélection pratiquée par les bergers turcs. Le pauvre berger a bien souvent autres choses à faire que de s'occuper à tenir un livre des origines pour ses outils de travail que sont les chiens. Il ne sait pas faire non plus l'agence matrimoniale pour former des couples canins, afin qu'ils vivent heureux longtemps.
Il fait mieux.
C'est très simple.
Le berger ne garde pas un chien qui ne donne pas entière satisfaction dans l'accomplissement du travail pour lequel, depuis fort longtemps, il a été programmé. Cela veut dire que les chiens retenus, sous entendu vivants, sont tous des excellents sujets.
Oui, vous avez déjà saisi où je veux en venir.
La sélection naturelle s'effectue donc au sein d'une population déjà sélectionnée dans des conditions grandeur nature. Les meilleurs mâles parmi les meilleurs s'accouplent donc avec les femelles en chaleur.
Peut-on imaginer une meilleure sélection ?
Voila pourquoi nous avons aujourd'hui un excellent outil de travail et aussi un excellent ami qu'est le Karabash.
Je compte désormais developper un seul sujet à la fois et écrire beaucoup plus souvent.
Prochaine article sera sur le dernier festival de Kangal.
A très bientôt donc.
Selim
Bonjour Daniel,
C'est effectivement plus facile d'écrire en turc parce que le turc est une langue phonétique. Il s'écrit comme il se prononce. Le turc est une langue difficile mais presque aussi logique que les maths, il convient mieux aux matheux qu'aux littéraires. C'est probablement pour cette raison que mon épouse a pu l'apprendre sans trop de peine !
S.D
Bonjour Daniel, bonjour Osman,
De la fraicheur des sommets du Mercantour, J'ai traversé la France en diagonale pour retrouver volontiers l'air vivifiant de la Bretagne dont je me lasse jamais.
Comme tu l'as bien souligné Daniel, il y a une haine du loup à peine dissimulée dans le Mercantour. Parallelement, je n'ai pas rencontré une seule personne qui était satisfaite de la "performance" du Patou. Ils sont unanime pour dire que la seule "protection" que les Patous étaient capables d'assurer, c'est d'aboyer lorsqu'ils sentent la présence du loup qui s'approche du troupeau. C'est dire peu de choses. Les Patous que j'ai vu et photographié ne ressemblaient certes pas aux "Patous de salons" auquels nous sommes bien habitués, mais visiblement ils ne me paraissaient pas avoir le "poids" au sens propre et figuré, pour faire face aux prédateurs. Ils étaient, à mon avis, aussi peu mobiles que leurs cousins de salons. Je n'ai peut-être pas eu la chance de tomber sur des meilleurs sujets.
Le fait de faire face aux prédateurs nécessite un corps vif et non un "corps mort", sans parler d'un courage qui ne doit jamais être pris en défaut.
Ce qui est étonnant, c'est que la quasi totalité des associations écologiques mettent en oeuvre, avec une naïveté infantile, de vastes programmes en vue de promouvoir le Patou auprès des bergers comme s'il s'agissait d'une solution miracle. Le résultat, c'est évidement la déception. Ce n'ai pas avec cette naïveté malheureusement bien écologiste, que l'on peut rendre service au Patou ou à l'idée même d'une protection propre, respectueuse de la nature.
Que faut t-il faire alors ?
Il ne s'agit certainement pas de mettre le Patou dans l'oubliette de l'histoire en mettant une croix dessus. Ce serait trop facile. Il s'agit, au contraire, de réhabiliter un héritage régionale, voire nationale qu'est ce beau chien qui, j'en suis personnellement convaincu, conserve encore en lui depuis la nuit des temps l'aptitude innée de la protection de l'élevage traditionnel. Seulement, depuis un peu plus d'un siècle, il y a eu un "incident" de parcours de taille, qu'est la disparition du loup. Son instinct de protection pastorale s'est sérieusement émoussé. Or, émoussé ne veut pas dire irrémédiablement disparu, il y a donc peut-être un moyen de retrouver le Patou "d'antan".
Mais comment y parvenir ?
Et bien, je crois savoir comment. J'ai la conviction que ce n'ai vraiment pas trop compliqué.
A ma connaissance, le Patou a, pendant fort longtemps, été utilisé comme chien de protection de troupeaux. Je suppose que s'il ne donnait pas satisfaction dans son efficacité pendant plusieurs siècles, les bergers ne se seraient pas amusés à l'utiliser comme auxiliaire de protection pendant si longtemps. Il s'agit donc de lui réapprendre ce qu'il savait déjà.
C'est précisément à ce stade là que le Karabash (ou une autre race qui, depuis son existence, a toujours véçu avec le loup et autres prédateurs) peut venir au secours du Patou. Je suggère d'assurer la protection du troupeau avec autant de Karabash que de Patou. Le Patou va très probablement imiter le Karabash, (cela m'étonnerait beaucoup que le Karabash imite le Patou) par conséquent la durée de la remise à niveau du Patou sera grandement écourtée. Les reproducteurs seront sélectionnés non seulement parmi les sujets les plus brillants, mais en même temps parmi les sujets qui ont un rapport masse/mobilité optimal. Ce dernier point est au moins aussi important que le premier, car le Patou d'aujourd'hui, à mon avis, n'a tout simplement pas l'aptitude physique pour assurer la fonction que l'on lui demande.
Le dernier point a rappeler est de loin le plus important. Il s'agit de sélectionner des sujets mentalement capables.
Bref, il faut impérativement viser une sélection impitoyable dans un premier temps pour obtenir des sujets décrits ci-dessus le plus rapidement possible.
C'est aujourd'hui que je suis rentré de vacances. Je sais que je n'ai pas répondu à toutes les questions. Je mettrai prochainement des photos prises dans le Mercantour et répondrai les autres questions dans les plus brefs délai.
En attendant rien n'empêche les cynophiles de s'exprimer.
A bientôt.
Selim
Les amis du Karabash, Bonjour.
En vacances depuis le début du mois, pas évident de pouvoir se connecter, encore moins évident d'écrire. Je me rattraperai plus tard. Juré craché!
Daniel a écrit, "Comment ce fait-il que ces chiens de protections asiatiques ou d'Europe de l'Est vivent si longtemps ? Est ce une question de nourriture, de rusticité, est ce parce qu'ils sont plus primitifs que les autres ?" Vaste sujet. Pour le comprimer à outrance, j'ai envie de dire que les chiens de l'Asie Centrale et leurs cousins de l'Europe de l'est qui, rappelons le, viennent eux aussi de l'Asie Centrale, sont issus d'une sélection naturelle, étalée dans le temps. Les sujets qui avaient le moindre défaut ont minutieusement été écartés de la reproduction parce que la survie même de ces populations nomades en dépendait. Ils n'avaient donc pas le droit à l'erreur.
Quant aux races occidentales, la sélection était plutôt "industrielle". La vie adulte d'un homme suffisait à créer une race avec toutes les conséquences probables que l'on connait aujourd'hui.
Les arguments d'Osman sur ce sujet peuvent, à mon avis, constituer un bon départ pour une étude plus approfondie.
Je partage ce que tu dit sur l'Aidi Daniel. J'ajouterais aussi qu'il est improbable de rencontrer un chien de grande taille dans les pays très chaud. Chez les mammifères, pour une espèce donnée et sauf exception, les sujets les plus grands vivent au nord de l'hémisphère nord et inversement au sud de l'hémisphère sud. C'est une question de rapport poids/superficie de l'animal donc de thermogénèse. Les grands sujets conservent plus facilement leur chaleur corporelle alors que les plus petit sujets peuvent plus facilement évacuer l'excès de chaleur.
Pour ce qui concerne l'amplitude de la dysplasie de la hanche, je compte d'abord me renseigner. Je ne connais pas l'évolution de ce fléau parmi les chiens de protection en Turquie.
Bonjour Jean Pierre. Je n'ai pas été surpris de vous voir écrire ces lignes sympathiques, à la hauteur du "débordement affectif" non seulement de Bozay mais aussi de la majorité de ses congénères de même race. Vos remarques seront toujours les bienvenues.
Osman, au sujet du festival annuel de Kangal, j'essaie de réunir d'autres informations. Je vais (on va) en parler.
Je viens de passer quelques jours dans le Mercantour, j'ai discuté au sujet de chiens de protection avec des gens plus ou moins impliqués dans l'élevage de moutons. Là aussi, j'ai des choses à vous dire.
A bientôt donc et entre temps, portez vous bien.
Selim
Bonjour Osman,
Il s'agit d'un film...cela veut tout dire. Les scènes m'ont paru trop naïves pour être vraies, sans compter les séquences franchement provoquées durant lesquelles le "cinéaste" fait son "travail" qui consiste à filmer la tuerie. La seule chose que ce film nous apprend, c'est que la petite communauté turque de la Macédoine en 1960 perpétue la tradition en appelant Karabash son charplanina victorieux dans des conditions plus que douteuses. Il y a même des "documentaires" animaliers, tournés aux quatres coins du monde qui, a mes yeux, n'ont aucune valeur scientifique parce que ce n'est souvent pas la nature qu'on filme mais des scènes qu'on "manigancent".
Tes réflexions sur l'Aïdi me semble tout à fait justes et incitent à en savoir plus. C'est ce que je compte faire à la première occasion.
A bientôt.
Selim
Place à quelques photos aujourd'hui.
Commençons avec des photos de Duman (la fumée), un des Karabash de Osman. Il est vif et très mobile, cela se voit.
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Paysage du haut plateau du centre de la Turquie près des montagnes de la mer Noire, d'où la bonne qualité du pâturage.
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On revient en France, voici Bilou (Amik du Val de la Boissière). Il a 18 mois et il a une belle expression. Si son maître le souhaite, il peut naturellement ajouter le commentaire qu'il souhaite.
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Son copain le caniche a 18 mois également.
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Amicalement.
Selim
Bonjour Daniel, Osman et les autres,
Je commence par une précision sur l'espérance de vie du Karabash. Il y a deux cas de figure. Il y a le Karabash qui travaille sur troupeaux et les autres. Celui qui travaille sur troupeaux ne vit pas plus de 10-12 ans. Il y a principalement 2 raisons pour laquelle l'espérance de vie des chiens sur troupeaux reste plutôt courte:
1) Ce chien travaille 24h/24, il ne dort que très peu et cette cadence use prématurément son corps.
2) Il est tellement usé et "vieux" à 10-12 ans, qu'il est plus facilement victime dans les bagarres qui l'oppose aux loups et aux autres chiens.
Le Karabash qui n'exerce pas sa fonction traditionnelle dort et se repose bien le jour, son espérance de vie peut donc atteindre 14-15, voire 16 ans.
Effectivement Daniel, l'analogie que tu fais entre l'Aïdi et le chien du Caucase me semble juste. Mise à part la taille, ils se ressemblent énormément. Malgré sa petite taille, l'Aïdi a le tempérament et la détermination des meilleurs chiens de protection au monde. Pour ma part, je pense que le chien d'Asie Centrale et le Karabash sont des enfants de coeurs ou presque, comparés à l'Aïdi. Ne connaissant pas suffisamment ce chien, je dois peut-être tempérer mes propos. Je pense néanmoins que son comportement rappelle plutôt celui du chien du Caucase. Là aussi, il y a une étude à faire sur l'origine de l'Aïdi, afin de savoir s'il y a une quelconque parenté récente avec les chiens de protection de l'Asie.
Pour le savoir, il n'y a qu'à regarder sur le web me dirais tu. Justement c'est là que le bât blesse...lorsque je regarde ce qui est écrit sur le web sur l'origine du Karabash...il y a beaucoup trop de monde qui n'hésite pas à défier le bon sens élémentaire. C'est ce triste constat qui m'a d'ailleurs incité à créer ce site afin de combattre certaines idées reçues qui ont la vie dure, très dure...
La femelle du Karabash a ses chaleurs 2 fois par ans, pourtant le Karabash est un chien primitif. Parmi les lecteurs de ce forum, y a-t-il un connaisseur qui peut nous apporter des éclaircissements sur ce sujet ?
Mon épouse et moi-même avons eu un grand plaisir Daniel à faire ta connaissance. Nous sommes convaincus que nous saurons créer, avec toi et avec d'autres, une plate-forme de qualité sur laquelle des cynophiles avertis et des novices pourrons discuter librement en toute modestie et convivialité.
Cordialement.
Selim
J'ajoute:
10h30 Entrée des chiens
11h00 Début des jugements M. René PRAS
13h00 Apéritif offert par le club
Déjeuner autour des spécialités que chacun apporte
15h00 Tan
16h00 Assemblée générale
Cordialement
Selim
Bonsoir Daniel et Osman,
La nationale d'élevage du berger d'anatolie aura lieu le Samedi 16/06 à l'élevage de la Boissière, 37350 PAULMY au sud est de Tours.
Une petite question à Daniel. Connaissez vous le chien de chasse Espagnol appelé Pachon Navarro ou old Spanish pointer ou Navarro pointer ou encore pachon de Victoria. Si oui, connaissez vous un éleveur ou un possesseur de ce chien. Il s'agit d'un chien avec un nez fourchu et il y a un chien similaire dans la région de Tarsus au sud de la Turquie et à ma connaissance, il n'y a pas d'autres sur terre. Orhan YILMAZ cherche désespérément des renseignements sur ce chien pour le comparer génétiquement avec son cousin présumé en Turquie.
Ceci n'est pas la réponse à votre article. Je compte vous répondre dans les plus bref délai.
A bientôt.
Selim
Bonjour Osman,
Je commence par traduire le mot que tu nous as écrit.
"Bonjour Selim, j'ai enfin réussi à écrire sur le forum. Je t'en remercie, à bientôt."
Je suis heureux de te compter parmi nous. Le savoir, c'est une des rare chose qui augmente en partageant. Pour commencer, tu vas nous montrer ici sur ce forum la photo de Duman, ton Karabash que je trouve magnifique. Si tu n'y arrive pas, je vais le faire à ta place. Mais, par pitié, essaies d'écrire en Français, la traduction prend beaucoup de temps!
A bientôt.
Selim
Bonjour Daniel,
Je ne connais pas avec précision le régime alimentaire des chiens dont je mets régulièrement les photos sur ce forum. Le "yal" est la nourriture traditionnelle. Aujourd'hui, on peut, sans trop se tromper, dire que les chiens chez les éleveurs (de chiens) sont nourris, soit avec de la nourriture industrielle ou/et des mélanges de viande et de céréales ou/et avec du "yal" dont les ingrédients dépendent des régions et des disponibilités. Par contre, dans les villages et dans les pâturages, le "yal" est roi. L'éleveur de mouton ne change pas facilement ses habitudes de toujours. Heureusement. D'autant plus que la nourriture industrielle serait la fin de son indépendance. Personnellement, je pense que le "yal" est une bonne nourriture à condition qu'il contienne, en quantités suffisantes, tous les ingrédients que j'ai cité dans mon article précédent.
Je publie 2 photos du chien d'un de mes amis. Ce chien ne peut presque plus commander son arrière train et le vétérinaire va, dans quelques temps, abréger ses souffrances. Il a toujours vécu en France, il n'a que 12 ans et il n'a rien mangé d'autre que des croquettes industrielles. Je compte soumettre cette question au membres du forum turc et vous informer de leurs opinions sur cette question.
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Au sujet des vaccinations, je ne connais pas grands choses. Néanmoins,la vaccination antirabique me parait nécessaire dans le milieu dans lequel vit le Karabash. Certes, il vit 15 ans mais, il y a beaucoup de chiots qui meurent à la suite de maladies qui peuvent être évitées grâce aux vaccins. Sans les vaccins, il n'y a que les plus solides qui survivent. C'est donc une excellente sélection...
Il y a un seul moyen de se faire obéir par un Karabash (et peut-être par tous les chiens de l'Asie Centrale y compris le dogue du Tibet), c'est de trouver le moyen de se faire aimer. Il y aura des ratées mais en règle générale, plus il vous aime (et vous fait confiance), moins il y a des ratées. Seul souci, plus il vous aime, plus il vous protège. Il est quand même possible de trouver la bonne mesure parce que, par définition, plus il vous aime, plus il vous "écoute".
Votre réflexion qui consiste à ne pas répondre à la provocation de votre chien en refusant de jouer le jeu de confrontation que le chien en aurait pris l'initiative est très juste. Ignorer la provocation n'est pas une défaite. Bien au contraire, c'est effectivement le meilleur moyen de désarmer le chien.
La "sélection seringue" afin de fabriquer des chiots "normalisés", je n'en ai jamais entendu parler. Dans notre société occidentale, avec des lois anti-chien dangereux, la tendance à produire des "chiens formatés" est grande. Le Dobermann d'il y a 30 ou 40 ans n'a rien à voir avec le Dobermann d'aujourd'hui. Je croyais que cela se faisait par une sélection "sans seringue". J'espère que l'ampleur de cette "méthode" reste insignifiante. La seule bonne solution pour les chiots qui manifestent un tempérament affirmé, c'est de les réserver aux maîtres cynophiles capables de les canaliser vers les activités dans lesquelles l'agressivité n'est jamais au premier plan.
Dans les Pyrénées, si le Mâtin espagnol, chien encore plus lourd et donc moins mobile que le Patou arrive à faire de la dissuasion contre le loup, on peut légitimement avancer ces hypothèses.
- Marginalité de la population lupine
- Abondance de proies
- Longueur "raisonnable" de l'hiver
Le loup est un prédateur intelligent et évite, chaque fois que c'est possible, à se mesurer à un chien de protection. Tant que la faune dans laquelle il vit lui fournit suffisamment de proies pour sa survie, il n'aura aucune propension à risquer sa vie devant un grand chien. Par contre, si la nourriture commence à manquer à cause d'une surpopulation lupine ou d'autres prédateurs ou à cause d'un hiver particulièrement long, il n'a plus aucun autre choix que d'aller affronter le chien de protection dans l'espoir de chiper quelques moutons. Et justement c'est là que l'aptitude du chien est primordiale. Dans ce cas précis, je ne pense pas que le Mâtin espagnol soit le mieux adapté pour une véritable protection du troupeau. C'est evidement mon avis personnel. La semaine prochaine, je vais passer quelques jours du côté de l'Aragon en Espagne. Je vais naturellement chercher à observer et à photographier des troupeaux et des chiens.
Orhan YILMAZ a, à ma connaissance, 7 ou 8 Karabash. Il n'est pas éleveur. Quant à moi, j'ai presque toujours eu des chiens (Karabash ou autres) depuis l'enfance parce que c'est mon père qui en a eu plus d'un. Dernièrement, mon Beauceron m'a quitté à l'âge de 13 ans. J'ai une caniche de 10 ans et mon Karabash "Bozay" a sept mois.
C'est Bozay il y a 8 jours.
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Cordialement.
Selim
Bonjour Daniel,
Effectivement, Dr. Orhan YILMAZ et son ami Murat ADIGUZEL, lors de leur périple au nord de l'Iran, peuplé essentiellement d'Azéris, au Turkménistan et au nord de l'Afghanistan, peuplé de Kirghiz, de Turkmène et d'Ouzbek, ont rapporté des centaines de photos de Karabash. Une partie de ces photos est publiée sur le forum www.turkkarabas.com et une autre est publiée dans le livre en Anglais du Dr. YILMAZ. Reste à faire la recherche génétique afin de déterminer le degré de parenté entre les deux "versions" du Karabash après 1000 année de séparation.
La ressemblance entre le Karabash et l'Alabaï, voire tous les chiens de protection de troupeaux de la totalité de l'Asie Centrale, n'est, me semble t-il, pas étonnante. Le nomadisme traditionnel de ces contrées nécessitait un seul type de chien armé d'une constitution qui lui permettait de s'adapter aux rudes conditions environnementales des grandes steppes. C'est à dire, des chiens résistants aux maladies, endurants pour pouvoir travailler durablement , assez rapide pour maîtriser l'espace autour d'eux, assez grands et forts pour faire le poids devant les prédateurs. Pour moi, j'ose le dire, ils sont tous des cousins mais ne constituent pas une race. D'ailleurs, ce que nous entendons par la notion de "race" dans le monde occidental, n'a peut-être pas la même signification dans ces régions. Vaste débat...
Orhan YILMAZ est très intéressé par vos écrits. Il fait peu de commentaires, il préfère archiver vos observations afin de les utiliser dans un de ses prochains ouvrages. Il m'a bien précisé que s'il avait, un peu partout, des amis cynophiles de votre niveau d'observation, son travail de recherche serait drôlement facilité.
Le Karabash s'adaptera très bien à une vie de chien de compagnie en France ou ailleurs à condition d'éviter les conditions météorologique à la fois chaude et humide, à condition également d'avoir suffisamment d'espace hors bitume, hors béton. Le problème du Karabash dans le monde "civilisé" est beaucoup plus relationnel qu'environnemental. C'est un chien qui a besoin de liberté mais dans notre société, pour des raisons évidentes, nous ne pouvons pas laisser le Karabash aussi libre qu'il l'aurait souhaité. De plus, ce chien n'a jamais été sélectionné pour son obéissance mais pour un travail bien précis pour lequel il n'a nullement besoin de l'intervention de l'homme. Vous l'avez bien compris, le Karabash n'est pas un chien de Monsieur Tout le monde. Un niveau cynophile suffisant et un minimum d'autorité naturelle me paraissent indispensables pour ne pas rater son éducation, sans laquelle sa cohabitation avec son maître au sein de notre société occidentale risque fort de devenir problématique. Naturellement, ma mise en garde ne concerne pas ceux qui connaissent bien les grands chiens de protection en général et les races telles que le berger d'Asie Centrale et le dogue du Tibet en particulier. Il n'est pas plus difficile à prendre en main que ces deux races que je viens de citer. Je ne vous apprends rien en soulignant que la femelle, aussi bonne guardienne que le mâle, est bien plus facile à éduquer et à vivre.
Les premiers jours à la maison d'un Karabash de deux moins sont parfois difficiles. Il a tendance à contrarier son nouveau maître de façon quasi systématique. Ce comportement est compréhensible. Le Karabash est un descendant directe du loup et non son cousin. Il a donc un sens inné très développé de la survie. Lorsque, à deux mois, il quitte pour la première fois, sa mère, ses frères et soeurs, son environnement, cette "agression" qu'on lui inflige fait surgir chez lui une réaction immédiate qui lui permet à la fois de résister à cette "agression" et de s'affirmer dans son nouvel environnement pour s'y faire une place. Un chiot de deux mois abandonné dans la nature aurait adopté exactement le même type de réaction pour assurer sa survie. C'est seulement une fois qu'il commence à comprendre que son nouvel environnement est sans danger pour son intégrité physique, que son maître et toute la famille sont dignes de confiance et enfin qu'ils l'aiment, que cette réaction défensive s'estompe. Cette "lutte de survie" peut durer deux mois environs. Entre-temps, je conseille à tous les heureux possesseurs de Karabash de prôner une extrême vigilance afin d'éviter de faire des erreurs pendant toute cette période délicate. La méthode est simple. Dès qu'il se met à exprimer une réaction "exagérée", si vous êtes dans votre jardin, regagnez votre maison laissant le chiot dehors et si vous êtes à la maison, mettez le chiot dans le jardin. Au bout de peu de temps, le chiot retrouve tout seul "la raison" et en plus, le risque d'erreur de votre part est nul. Bien entendu, l'amplitude de ce comportement varie d'un sujet à l'autre.
A mon humble avis, il est illusoire d'envisager l'utilisation du Patou, du moins tel qu'on le connaît aujourd'hui, pour une protection sérieuse de troupeaux. La morphologie du Patou ne lui permet pas de s'exprimer brillamment dans la mobilité. Cette même morphologie n'est guère compatible avec des vitesses de pointe dignes de lévriers, pourtant indispensables pour rattraper les prédateurs et le loup en particulier. Si on ajoute à ce constat le fait que le Patou ne connais presque plus le loup depuis un bon siècle, ce que vous avez vu sur le film en question ne me surprends pas. Pourtant, les ancêtres du Patou étaient utilisés avec succès pour ce même travail. J'ai entendu dire, (je ne l'ai pas vérifié moi-même) que Gaston PHEBUS en parle dans son livre intitulé "Le Livre de Chasse", publié au 14. siècle. Je me permet donc d'imaginer que le Patou à l'époque n'était pas du tout comme on le connaît aujourd'hui et qu'il a subi des transformations qui l'ont éloigné en profondeur de son utilisation d'origine durant le dernier siècle. Malgré tout, il est possible de faire marche arrière. Cela prendra le temps nécessaire pour inverser la direction de son évolution actuelle. Reste à savoir s'il y a la volonté politique pour promouvoir l'élevage extensif et surtout si on est pret à reconnaître la présence des prédateurs en France. Je suis personnellement convaincu que le Patou a ce potentiel.
Le Karabash est devenu Kangal non pas par sélection mais plutôt par métissage à l'abri des regards du monde extérieur. Le métissage s'est pratiqué avec des races (ou non) de type mastiff pour obtenir des chiens plus impressionnants (la mode oblige) d'une part et pour obtenir des chiens plus combatifs pour des combats de chiens clandestins d'autre part. Le pourcentage de ce métissage est difficile à évaluer, mais des yeux experts distinguent les sujets métissés s'il y a le moindre signe extérieur. Vous connaissez la loi de la génétique, une partie des sujets ne comporte aucun signe extérieur de leur métissage d'où le danger pour la pureté du Karabash. Dans ce milieu de combats de chiens, le Karabash, heureusement pour lui, n'est pas prisé. Certes, il sait se battre mais c'est un très mauvais chien pour le combat. S'il perd le combat, il subit le sort que lui réserve son adversaire, mais s'il commence à gagner, au premier signe de soumission de son adversaire, il cherche la première occasion d'arrêter le combat. La Karabash ne sait pas s'acharner sur un adversaire vaincu.
Oui, je disais que le Karabash est devenu Kangal non pas par sélection mais plutôt par métissage d'où la perte de stabilité et la modération comportementales connues et reconnues du Karabash. De nature, il évite d'entamer toute action qui risque de compromettre l'intégrité physique de l'homme. Lorsqu'on mélange les genres, on ne sait pas ce qu'on obtient sur le plan comportemental. C'est un peu la même chose pour le "berger d'Anatolie" qui représente, pour moi, presque tous les chiens de la Turquie.
Un Karabash convenablement nourri et soigné vivra environ 15 ans. Cela certes peut aller plus loin, mais ce n'est pas le cas de la majorité. Je pense que nous n'avons peut-être pas assez de recul pour donner un chiffre pour la population vivant en France. En Turquie, pour le travail, il est considéré "vieux" à 8 ans et "inapte" au travail à 10 ans. Sa nourriture traditionnelle est le "yal" qui est une pâte composée de son, de farine d'orge, d'eau tiède et de sel. On y ajoute, en fonction des régions et des disponibilités, de la graisse de mouton, du lait caillé, du yaourt, du petit lait, de l'eau de cuisson d'os, de la poudre d'os et/ou de poisson. Cette pâte est cuite au four pour sa conservation et pour la facilité de son transport, juste avant le départ de transhumance. Le Karabash chasse aussi de petits rongeurs pour son propre compte, ce qui constituent une source de protéine non négligeable. Et pour le dessert, il lui arrive souvent de se servir de crottin de cheval, crottes de mouton ou de lièvre etc...Bon appétit !
Cordialement.
Selim
La variété "Erzurum sarisi" (jaune d'Erzurum) de Karabash .jpg)
Elle est belle mais légèrement enveloppée.jpg)
Dr. YILMAZ avec un Karabash du nord de l'Afghanistan.jpg)
Deux des Karabash de Orhan YILMAZ.jpg)
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Bonjour Daniel,
Je vous remercie de vos précisions sur ce magnifique chien qu'est le dogue du Tibet. Celui-ci, mis à part toutes ses particularités propres à lui, a aussi une histoire comme les chiens turcs. Bien que, à l'origine, ils soient voisins sur le plan géographique, ces deux chiens sont très différents sur le plan morphologique, ce qui accrédite l'hypothèse selon laquelle le dogue du Tibet, jusqu'il n'y a pas longtemps, n'a jamais quitté son environnement natal, ne s'est jamais retrouvé au dela des montagnes infranchissables qui l'entourent.
Le chemin parcouru par chacun, modelé par la sélection naturelle depuis 14000 ans seulement et l'adaptation dans leurs milieux respectifs frôlent la perfection. D'après Jessie ZGURSKI dans son "The Origin of the Domestic Dog, Canis Familiaris", http://canidae.ca/dog.htm, la domestication du chien peut avoir commencé il y a 135000 ans, ce qui expliquerait peut-être mieux cette différence morphologique profonde entre les chiens turcs, les chiens de l'Asie centrale et peut-être même les deux races portugaises de protection de troupeaux que vous avez évoqué sur ce forum d'une part, et le dogue du Tibet d'autre part. Déjà, en 14000 ans, il est peut-être possible d'aller aussi loin dans la séparation que nous observons aujourd'hui. A vrai dire, je n'en sais rien.
Le cheptel français de "berger d'Anatolie" connote bien son "appellation d'origine non contrôlée". La situation en France est dans une impasse, parce que beaucoup de chiens qui ressemblent au Karabash sont issus de portées de reproducteurs qui, eux, ne sont pas des Karabash.
L'interdiction d'exportation du Karabash (et Kangal), en vigueur depuis 1998 n'arrange rien. Personnellement, je comprends cette interdiction mais ne l'approuve pas. Je comprends parce qu'il est vrai que les Occidentaux et les Américains payaient des sommes très élevées pour acheter les meilleurs reproducteurs créant ainsi une menace réelle pour l'avenir de la race. Je ne l'approuve pas parce que je suis, de nature, opposé à une gestion avec des interdictions. Je sais une chose, c'est que si, en Occident, il y a suffisamment de bons reproducteurs, cette interdiction n'aura plus de raison d'exister. Pour cela, il faut, dans un premier temps, réglementer cette interdiction, pourquoi pas en prêtant des reproducteurs aux éleveurs, aux cynophiles étrangers. Finalement, tant que le pool génétique du pays d'origine n'est pas menacé, l'interdiction est inutile.
En ce qui concerne les proportions des chiens, le Karabash, c'est plutôt le rectangle horizontal, le Kangal, c'est le carré et enfin le "Karabash" qui est certainement plus lèvrier que Karabash, c'est le rectangle vertical. Pour votre information ce dernier est devenu champion au Festival de Kangal en 2005 ! Encore une fois, la bêtise humaine n'a pas de frontière. Heureusement. Ces proportions, vous l'avez bien deviné, ne sont pas du tout d'ordre esthétique. Quant à la raison pour laquelle la forme du corps du Karabash entre dans un rectangle horizontal, je ne saurais pas vous répondre. Je vais me renseigner auprès du Dr. Orhan YILMAZ, qui, c'est l'occasion de le dire, regrette ne pas vous avoir rencontré avant la publication de son ouvrage en Anglais.
Le Karabash s'adapterait certainement plus facilement au milieu occidental que le Dogue du Tibet. Il n'a pas de problème d'altitude. Seul le milieu à la fois chaud et humide lui est formellement contre-indiqué. Mais lorsque vous parlez de son adaptation "sous sa forme authentique", ma réponse sera très nuancée. Le Karabash est le chien des immenses steppes sans frontières, sans activités agricoles ou presque, sans propriété privée et ....sans fil de fer barbelé. Dans les petites parcelles clôturées par le fil de fer barbelé, le Karabash ne peut même pas atteindre sa vitesse de croisière !
Par rapport à la superficie de la France, mis à part quelques régions des Alpes, des Pyrénées et si je ne me trompe pas, des Causses, il y a peu de place pour l'élevage extensif. Dans ces régions, le Karabash fera merveille, non seulement par sa rapidité et sa force physique capables de faire face aux prédateurs, mais surtout par sa capacité de déjouer la ruse du prédateur, particulièrement le loup. Je pense que le Karabash, "sous sa forme authentique" s'adaptera à ses régions dans l'exercice de ses fonctions traditionnelles. Les autres seront inexorablement des chiens de "compagnie" pas forcément au sens péjoratif du terme.
J'ajoute quelques photos prises par Orhan YILMAZ (comme les autres photos de ce forum) sauf la dernière qui a été prise par M. Semih GECGIL à Kunduz en Afghanistan. Ce Karabash n'a eu aucun contact avec ces congénères en Turquie depuis 1000 ans ! Les deux milieux étant sensiblement les mêmes, ils ont tous les deux suivie la même évolution. La photo de la bergère avec son Karabash de 5 mois a été prise à Korkuteli, Antalya.
Cordialement.
Selim
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Bonjour Daniel,
D'abord quelques précisions sommaires.
Karabash: C'est celui qui vie avec le troupeau. Il n'est jamais attaché ni enfermé dans une cage. L'instinct de protection est dans ses gènes, quant à la pratique, il l'apprend sur le tas en observant puis imitant ses congénères plus âgés, plus expérimentés. Son mode de vie n'a pas changé depuis 1000 ans en Anatolie et depuis plusieurs milliers d'années en Asie Centrale, son pays natal. Sur le plan morphologique, il est plus long que haut.
Kangal: Le Kangal existe depuis seulement une trentaine d'années. Au départ, c'est le Karabas baptisé "Kangal" par un Américain. C'est aussi le début un peu hésitant de la mode de molossoïdes en Europe. La Turquie n'a pas tardé à suivre cette même voie. La demande de Kangal sur le plan national et international a rapidement augmenté et le nombre d'éleveurs, quasi inexistant auparavant, a fait une explosion. Bref, comme d'habitude dans de pareils circonstances, il fallait produire à tout prix et ceci dans le sens que voulait le marché. En 30 ans, le mode de vie ancestral de ce chien a été radicalement modifié, plus grave, son apparence et son caractère aussi. Sur le plan morphologique, il est aussi haut que long. Au sujet du Kangal, les avis en Turquie sont partagés. Mon avis n'est donc pas la référence.
Berger d'Anatolie: Comme dès le départ, les Occidentaux ont fait l'erreur d'importer des chiens médiocres, obtenir des chiots homogènes à partir du cheptel occidental n'était pas possible. Il fallait d'une manière ou d'une autre s'en sortir. Le berger d'Anatolie, à mon avis, est une belle invention commerciale. Cette invention ne concerne que l'occident. Cette "race" et le terme même de "berger d'Anatolie" sont inconnus en Turquie. Sur le plan morphologique, il peut être plus haut que long.
Tout ce que je viens de dire est ouvert à la discussion, Je ne prétend certainement pas détenir "la vérité". Si quelqu'un parmi les lecteurs croit savoir quelques chose, je l'invite à partager son opinion avec nous.
A la suite de mon article sur le forum turc dans lequel j'ai glissé la traduction d'une partie de votre texte, il y a un ami vétérinaire qui a réagi. Il trouve vos arguments très intéressants et il a profité de l'occasion pour expliquer sommairement les effets de la variations de pression atmosphérique sur l'organisme des chiens. Il précise que le Dogue du Tibet a une capacité pulmonaire nettement plus développé que ses congénères dans les pleines.
Salut Luc, je suis très heureux de t'entendre sur ce forum. Avoir un berger en son sein est une source de fierté pour un forum qui traite du chien de protection de troupeaux. Les performances de tes chiens ne m'étonnent pas mais sans un minimum d'apprentissage, ce n'est pas évident car ils n'aiment vraiment pas les salons et l'excès de bruits. Leurs ancêtres n'ont jamais connu les expositions canines !
Les photos qui suivent sont prises à Altinyayla, Sivas.
Cordialement.
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Bonjour Daniel,
Les habitués de ce forum Turc sont très attentifs à ce qui se dit sur ces chiens. Ils aiment réfléchir sur les arguments des autres. Ils qualifient les vôtres de "logiques". D'ailleurs, tout document que vous voulez bien de me faire parvenir sera, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, publié sur ce même forum.
Dans les immensités des steppes, sans un seul arbre, sans un seul rocher derrière lequel se cacher, le seul moyen pour les chiens d'accomplir leur travail de protection et éventuellement rattraper les prédateurs de moutons est leur mobilité, leur endurance à la course et surtout leur vitesse de pointe. Dans les grandes steppes de l'Asie Centrale, de la Turquie ou d'ailleurs, l'existence, la survie même des chiens dépendent de leur aptitudes à rattraper à la course, sur un terrain dégagé de tout obstacle, des prédateurs et aussi de son aptitude à chasser dans ce même milieu, des proies pour son propre compte si cela s'avère nécessaire. Il est évident qu'un molossoïde, avec une tête et des pattes énormes, avec une constitution lourde, n'a aucune chance de survie dans cet environnement.
Ces chiens primitifs sont grands, hauts sur pattes mais ne sont jamais lourds par rapport à leur taille pour des raisons évidentes que je viens d'énumérer. C'est seulement ces dernières décennies que l'on constate une dérive de la fonction traditionnelle vers la "fonction" sensationnelle. Cela existe en Turquie, en Russie, en Europe, certainement en Chine aussi. La bêtise humaine n'a pas de frontières (heureusement).
En fait, pour ce qui concerne les chiens de protection de troupeaux, tant que l'élevage extensif existe, ces chiens existerons et la dérive engendré par l'effet de mode ne mettra pas en péril la race originelle. Je suis personnellement inquiet pour le Karabash parce que c'est l'élevage extensif qui perd du terrain au sens propre et figuré, tendance qui défigure (au sens propre seulement) le paysage rural.
Le cas de la Russie est à part à ma connaissance parce que, traditionnellement, les Russes ne sont pas des nomades éleveurs de moutons. L'origine du berger d'Asie Centrale est l'Asie Centrale, c'est-à-dire, les pays comme le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Kazakstan et la province autonome Ouïghour (Xinjiang, en Chinois) de la République Populaire de Chine. Si la Russie s'occupe de cette race, c'est l'héritage de l'Union Soviétique qui possédait les territoires de ces républiques d'aujourd'hui. Comment voulez vous que les Russes gèrent une race de chien de protection de troupeaux, alors que, traditionnellement, ils n'ont jamais été nomades éleveur de moutons, alors qu'ils n'ont jamais eu besoin de protéger des troupeaux. La dérive en Russie ne m'étonne donc absolument pas. Même avec la meilleure volonté du monde, la Russie serait incapable de préserver intacte l'instinct de protection pastorale de ces chiens.
Le dogue du Tibet, chien peut-être encore plus "atypique" que le Karabash, est-il employé exactement pour la même mission dans son pays d'origine ? Mes connaissances sur ce chien sont malheureusement très limitées. Pour le Karabash, nous n'avons presque aucun document historique, en est-il de même pour le Dogue de Tibet ?
Aujourd'hui j'ajoute 2 photos.
1) L'environnement du Karabas. Les couleurs ne vous rappellent rien ?
2) Le sprint du Karabash.
Cordialement.
Selim
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Bonjour Daniel,
Effectivement, pour des raisons que vous avez énuméré, la confusion était plus que probable.
Je me suis permis de traduire la partie concernant le dogue du Tibet de votre dernière contribution sur ce forum. L'identité de l'auteur du texte originel n'est que "Daniel", j'espère ne pas avoir pris une initiative qui risque de vous déplaire. Je l'ai donc publié sur le forum de mon ami Orhan YILMAZ http://www.kangals.com/forum/forum_post … FID=3&PR=3 , auteur de plusieurs livres dont un sur le Karabash. Son dernier livre est un ouvrage en anglais sur le karabas, paru il y a moins d'une semaine. (voir cet ouvrage à la même page du forum et, pourquoi pas, changer de pages pour voir de superbes photos). Depuis quelques années, il y a une prise de conscience certaine des Turcs concernant les richesses multiples de leur environnement et c'est pour cette raison qu'ils accueillent et analysent avec un grand intérêt toutes les informations qui sont portées à leur connaissance. Je dois vous dire que votre contribution n'est pas passée inaperçue. Personnellement, je fais de mon mieux pour répondre favorablement à cette volonté pressante de découverte.
Pour aller plus loin, auriez vous la possibilité (et la volonté) de me faire "profiter" de votre documentation pour que je puisse indiquer la source dans mes articles ? Par exemple, les copies des pages de votre revue datant de 1973 sur le sujet qui nous intéresse, les noms et les pages des ouvrages de Bonvalot et/ou de Henri d'Orléans sur le dogue du Tibet ou de toutes autres sources que vous jugeriez utiles, me sont d'une valeur inestimable. Mon seul but étant de les partager, je les publie aussitôt.
Que l'on le veuille ou non, le combat de chiens dans certaines pays et particulièrement en Afghanistan, fait apparemment partie des traditions. Ne soyons pas puritains. Je me souviens d'avoir lu quelque part, que dans certaines régions de l'Asie Centrale, les conflits de pâturages se réglaient par le biais de combats de chiens, sans lesquels, le risque de combat tout court entre les hommes serait inévitable. Tant que ces combats réglementés ne dérapent pas, je respecte la tradition sans l'approuver. N'oublions pas que la corrida est parfaitement légale chez nous et elle n'est pas si réglementée que cela puisque le taureau, après une longue agonie, fini toujours par y laisser la peau.
On dit que le monde est petit. C'est une nouvelle fois vrai. J'avais déjà remarqué cet éleveur Alsacien quelque peu "atypique" dans le sens que j'aime. Je lui ai déjà écrit pour le féliciter de la qualité de son site et il m'a très aimablement répondu. Je pense que les éleveurs des races comme le dogue du Tibet, le karabash, le berger d'Asie Centrale ont intérêt à suivre son exemple.
Les photos sur les sites chinois sont impressionnantes, hélas, on ne peut profiter que des photos ! Quant à Rassaq Quadirie, il est bien connu dans ce milieu par ces travaux remarquables.
Cordialement.
Selim
Bonjour Daniel,
Vous avez très bien résumé. L'obsession sur le gigantisme est la sortie de route à court terme. Il s'agit d'avoir la "bonne taille" pour accomplir sans faille, la mission pour laquelle ces chiens primitifs ont été sélectionnés depuis la nuit des temps. Ils doivent être suffisament "grands" pour pouvoir faire face à des prédateurs et, en même temps, suffisament "petits" pour préserver leur rapidité et leur légendaire mobilité. Je pense que le meilleur service qu'on puisse rendre à ces chiens, c'est de les faire travailler comme leurs congénères au Tibet, en Asie Central et en Turquie.
Mais les conditions en Europe ne sont pas les mêmes, un vaste débat en perspective...
Les éleveurs français ne se laissent pas facilement glisser vers le gigantisme, mais comme il y a une demande dans ce sens là, ils coupent la poire en deux et se contentent de produire des sujets disons plutôt "grands".
Je crains que la dérive pour ces races n'existe pas qu'en Europe. Une dérive de nature différente s'installe progressivement dans les pays d'origine de ces magnifiques chiens. En Turquie par exemple, certains milieux (toujours les mêmes) croisent le Karabas avec d'autres races Européennes pour créer des "variétés" différentes et aussi pour "promouvoir" les combats de chiens clandestins qui rapportent beaucoup à la pègre locale. C'est un sujet sur lequel il y a beaucoup à dire et je souhaiterais le traiter ici sur ce forum à la première occasion.
Au sujet des pieds palmés, voilà ce que j'ai à dire. Je me souviens, lorsque j'étais au collège et au lycée, mes professeurs d'histoire nous enseignaient qu'il y a très longtemps (là, il faudrait une recherche plus précise) il y avait des lacs partout en Asie Centrale, et c'est à la suite de la disparition progressive de ces lacs que les migrations ont commencé dans tous les sens. Des lacs en Asie Centrale et les pieds palmés du Karabash ou ceux d'autres chiens originaires de ces mêmes lieux, ouvrent peut-être un sujet de reflexion. Je cherche à réunir un maximum d'informations et à trouver des documents (je n'y compte pas trop) sur ce sujet.
Cela me fait plaisir de constater que vous aussi, vous vous posez des questions sur la version "officielle" de l'origine des chiens de protection. Je pense que il est grand temps de revoir certaines de nos "certitudes" et de proposer, non pas d'autres "certitudes", mais des arguments qui collent mieux à la réalité historique et à la raison.
Cordialement.
Selim
P.S: Si vous avez des photos de dogues du Tibet, Alabaï etc, vous pouvez, si vous le voulez bien, les publier sur ce forum.
Bonjour Daniel,
En effet, je partage entièrement votre analyse. Il ne faut pas se leurrer. Toutes ces races (Tibétain, Asie Centrale, Caucase, Karabas, Charplanina) seront, avec la "sélection" occidentale, de plus en plus "beaux" et en même temps, de moins en moins fonctionnels. Cela me parait inévitable à moyen terme.
Il vaut mieux, comme vous le soulignez à juste raison, que ces races restent confidentielles. Ce sont des chiens des immenses étendues, habitués à travailler sans l'intervention de l'homme. Ils sont donc peu portés à l'obéissance et c'est pour cette même raison qu'ils ne sont pas particulièrement bien adaptés à la vie, à la "civilité" occidentales. Ce ne sont pas des chiens dangereux de nature mais ils ont une telle force et une telle détermination lorsque les circonstances l'exigent, qu'il est impensable, déraisonnable d'adopter un telle chien si on ne connait pas ces chiens qui, sur bien des points, sont assez différents des autres.
J'ai une question à vous poser sur le dogue du Tibét. A-t-il les pieds palmés ? Ou bien, quelle est la proportion de sujets qui ont les pieds palmés ? En fonction de votre réponse, je compte développer une idée qui me trotte la tête depuis un moment.
Cordialement.
Selim